
On ne devient pas éco-designer du jour au lendemain. J’ai commencé dans le design industriel, à dessiner des objets pour le marché — jusqu’au jour où j’ai compris que la beauté d’un objet ne justifie rien si elle nourrit la surconsommation. De cette prise de conscience est né mon basculement vers l’éco-design, puis vers une autre façon d’habiter la Terre.
Les pages qui suivent retracent ce cheminement : le passage du produit à la planète, et deux immersions de terrain en permaculture — à Sunseed, en Andalousie, et au centre Permacultuur Nu!, à La Haye. Toutes m’ont enseigné la même chose, devenue le cœur de CHANYA : une solution écologique n’a de sens que si elle reste humaine, concrète et enracinée.
Aujourd’hui, ce fil ne s’est pas rompu : il irrigue chaque projet de CHANYA. L’impression 3D, le béton bas-carbone, les matériaux biosourcés ne sont que des outils — ce qui compte, c’est ce qu’ils servent : des lieux où l’on se sent vivant, à la juste échelle de l’humain et du vivant. Ces expériences ne sont pas des souvenirs : ce sont les fondations sur lesquelles je continue de bâtir.