CHANYA éco-village

François Beydoun éco-designer

CHANYA éco-village, aide les gens à obtenir des maisons écologiques, résilientes, à faible coût, dans un délai rapide. Elles sont conçues dans un écosystème responsable, grâce à la robotique d’impression 3D. Cette technique innovante en plein essor, permet la réduction de déchets polluants générés par la construction et de ce fait de l’empreinte carbone. La structure d’une maison est imprimée en seulement sept jours, ce qui fait gagner des mois aux personnes qui attendent en raison d’une pénurie de logements croissante. 

Notre objectif est de s’adapter aux besoins de logements actuels et futurs, en réduisant considérablement les coûts d’acquisition, afin de rendre l’immobilier plus accessible aux familles à faibles revenus. Elles paieront le coût total de leur maison après 11 ans, avec une contribution mensuelle équivalente au loyer qu’elles paient habituellement. Il en va de même pour les jeunes qui veulent devenir indépendants en achetant une petite maison qui sera adaptée à leur budget, ou les travailleurs saisonniers qui cherchent un logement locatif temporaire. Ou encore pour ceux qui sont touchés par des catastrophes naturelles ou climatiques et qui ont besoin d’un abri.

Avant de construire nos maisons, nous échangeons avec les familles qui y vivront. Leurs besoins et leurs rêves contribuent à façonner la conception de notre éco-village CHANYA. Ce processus, centré sur l’humain, permet de créer un sentiment d’appartenance et aide notre équipe à construire une communauté durable avec empathie. 

L’impression 3D réduit aussi les risques d’accident pour les salariés travaillant sur les chantiers, car elle allège la charge physique de leurs tâches. Par ailleurs, l’encre de l’imprimante permet à CHANYA de contribuer à la transition écologique, grâce à l’utilisation d’un ciment décarboné à 60 % — et dans un futur proche à 100 %. Ce processus divise par six, l’empreinte carbone par rapport au ciment conventionnel Portland, majoritairement utilisé, dont la production est responsable d’environ 8 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone. Nous avons également choisi un ciment à bas carbone, car il a l’avantage d’être recyclable en fin de vie. 

Nous coopérons avec les acteurs de la région Nouvelle-Aquitaine, tels que Néo-Terra, Technopole Domolandes, La French Tech Bordeaux et la CCI de Bordeaux. Nous sollicitons aussi l’aide des autorités compétentes afin d’obtenir des terrains et des services comme l’eau et l’électricité ce qui contribue à la réduction du coût de la construction. Les partenariats avec les promoteurs locaux nous permettent également d’acquérir une connaissance approfondie de la culture spécifique de la région. Notre engagement, d’utiliser une main-d’œuvre locale rémunérée de manière équitable, contribue à créer une dynamique économique qui devrait perdurer bien au-delà du processus de construction. 

Nous avons pour ambition de participer à la transition écologique à travers CHANYA, en espérant que cet effort préservera l’avenir de nos enfants afin qu’ils évoluent dans l’harmonie et la paix.

Enjeux

Depuis une dizaine d’années, le contexte économique et social voit une convergence de plusieurs facteurs favorables au développement de ces initiatives : un étalement urbain croissant via les lotissements (coût économique, écologique, perte de lien social, conflits d’usage) et le mitage des zones rurales (conséquence notamment du transport individuel et de l’agriculture intensive), l’émergence du secteur de l’écologie et de l’éco-construction (actuellement un tremplin pour le monde du bâtiment), le besoin de recréer du lien social et de la participation citoyenne autour des politiques d’habitat. Ces initiatives sont donc autant de réponses à un modèle idéologique fondé sur un mode de vie individualisé et matérialiste, exaltant la notion de propriété privée, renforçant la privatisation des biens communs (espace, énergie, eau…) et les rapports de domination entre les humains, les inégalités sociales, la concentration des richesses et la destruction de l’environnement. Cette situation est renforcée par la spéculation immobilière et foncière qui rend l’accès au logement de plus en plus difficile pour une tranche croissante de la population, par la séparation de plus en plus complète des fonctions du bâti (logement vs bureaux et commerces) qui appauvrit la cohérence et la richesse de l’espace urbain ou rural, et par l’utilisation croissante de matériaux et de techniques de construction nocifs pour la santé des habitants et pour l’environnement.

Ces initiatives ont en commun :

  • De faire cohabiter le privé et le collectif
  • Le partage de valeurs communes autour d’un projet de vie
  • La coopération entre les membres du projet dans une recherche “du vivre ensemble”
  • La participation des membres à la création, la réalisation et la gestion du projet
  • La réalisation d’économie par la mutualisation des moyens et des espaces
  • Un engagement sur la durée

D’autres sources de motivation existent :

  • La responsabilité des membres à l’égard de la société et de l’environnement, en s’appuyant notamment sur l’éco construction
  • La qualité de vie : espace sain, voisinage convivial et solidaire., retour à la terre…
  • Vivre ensemble : mixité inter-générationnelle et sociale, accueil, entre-aide, solidarité, vie plus conviviale (rapports sociaux plus profonds)
  • Prendre en main sa vie en accord avec ses valeurs et se préparer au changement (idéal d’écologie et d’autonomie)
  • Repenser la notion de travail (frontière entre le travail et la vie, faire ensemble, pluri-activité…), et le politique (responsabilisation, rupture des dépendances…)
  • Une recherche personnelle : construction identitaire, démarche spirituelle…
  • Accéder à un logement de qualité et adapté aux besoins de chacun en économisant moyens et espaces
  • Actions à prendre pour contribuer à résoudre ces problèmes, résultats, impacts
  • Un écolieu — lieu physique à la campagne : ferme, hameau, village, ou en ville : friche industrielle, terrain nu, bâtiment ou quartier — sur lequel des membres de la communauté ont choisi de se regrouper pour vivre ou travailler ensemble. Ils partagent en commun des valeurs, des espaces — salle commune, chambres d’amis, jardins/potagers, ateliers, espaces pour enfants…—, des temps : repas partagés, jeux, garde d’enfants…, et dans certains cas les revenus. Chaque habitant dispose d’espaces privés siège de son intimité.
  • Repenser le rapport à l’habitat et à l’urbanisme.
  • Expérimenter des projets de société mettant en œuvre un mode de vie collectif écologique et solidaire.
  • Cet écolieu a son orientation, sa sensibilité et son fonctionnement propre. Car, il est le résultat de la vision d’un groupe fondateur et de l’adhésion de nouveaux individus.
  • Ce projet est défini par sa structure organisationnelle, son mode de financement, son niveau d’autogestion, l’articulation entre les sphères privés et collectives (niveau de mise en commun), son mode d’intégration (ou non) de nouveaux membres, son ouverture et la nature de ses échanges avec la société extérieure, la définition ou non d’objectifs communs et le mode et les règles de vie adoptés.

Voici des exemples d’activités économiques que peut générer un écovillage :

  • Accueil, ressourcement, centre de formation ;
  • Écoles alternatives, chantiers, réinsertion, recherche ;
  • Agriculture biologique, biodiversité, permaculture ;
  • Pépinière d’entreprises à critères éthiques ;
  • Arts, artisanats et métiers manuels ;
  • Production / transformation ;
  • Entraide, Écoute, Soins ;

Mise en œuvre

La création d’un écolieu est un projet ambitieux et complexe, qui demande du temps et de la motivation. “C’est une sorte de très gros puzzle, dont on n’a pas connaissance de la totalité des pièces au départ. C’est un sport d’équipe qui demande de l’échauffement, de l’endurance, de se connaître, de se mesurer, d’évaluer ses forces et celles de l’équipe, de s’entraîner. La taille de l’objectif évoluera en fonction de cette préparation.” (Atelier Blanc – Copyleft 2008)

Se rassembler et se connaître

  • Constitution du groupe
  • Réalisation d’un travail d’introspection personnel
  • Confrontation des projets personnels
  • Définition d’une culture commune et d’une vision partagée (charte)
  • Définition du fonctionnement (règles de communication : mode de régulation et de prise de décision, répartition des rôles)

Se structurer

  • Production du pré-programme par le Groupe (= les besoins)
  • Confrontation des besoins aux moyens disponibles
  • Mise en lumière des manques
  • Atelier d’urbanisme (= les moyens)
  • Formation des futurs usagers (choix techniques, répartition des espaces publics et privés, collectifs et individuels, habitats et activités)
  • Production de l’avant-projet et chiffrage par la maîtrise d’œuvre (= les limites)
  • Étude du contexte (études paysagère, climatographique, sociologique, topographique, étude du bâti existant et des réseaux de voirie)
  • Il peut être nécessaire à ce stade-là de se former sérieusement à la gestion des conflits, du pouvoir dans un groupe, de la communication interpersonnelle, aux prises de décisions… sans quoi le projet risque d’échouer assez rapidement

Agir

Définition de la structure juridique adaptée en fonction des besoins et des valeurs (lotissement, copropriété, association, indivision, SCI, SCIC, GFA…)

Montage financier et recherche de financements, de partenaires

Démarche opérationnelle :

  • Production des plans en concertation avec la maîtrise d’œuvre
  • Chiffrage du projet
  • Dépôt du ou des permis de construire ou arrêté de lotir
  • Achat du terrain

À partir de là commence la construction du lieu et plus tard son fonctionnement (sa vie et ses règles, l’entrée et la sortie d’individus, ses inévitables conflits…). Une partie de ces éléments peuvent être envisagés en amont mais tout ne peut être maîtrisé. Seule la confrontation avec la réalité peut permettre d’adapter, de réévaluer le projet et d’avancer.

À bientôt

N.B. : Beaucoup de projets tombent à l’eau avant d’éclore pour différentes raisons connues (relation humaine, problème financier, délais importants…).

  • 6 moyens de désamorcer les conflits structurels sont listés par Diana Leafe Christian dans son ouvrage Vivre Autrement : écrire une vision commune partagée, claire et précise (aucun conflit n’est plus dévastateur qu’une divergence de vision), choisir un processus de prise de décision équitable et participatif convenant à votre groupe, établir des ententes claires par écrit, développer de bonnes aptitudes en communication et en processus de groupe, choisir des fondateurs et des nouveaux membres en fonction de leur maturité effective, décider et formaliser un processus d’intégration de nouveaux membres, cultiver les habiletés mentales et émotionnelles requises.
  • Bien que ces conflits soient connus, chaque groupe est unique et doit se faire sa propre expérience.
  • Par leur dimension collective, ses initiatives nous confrontent à notre être profond et notre relation aux autres, elles questionnent nos modes de communication et notre niveau d’individualisme. Ces initiatives comportent donc un important travail personnel. Il faut être conscient que ses problèmes personnels ne seront pas résolus dans le groupe et dans le projet. Cette prise de conscience est une des conditions fondamentales de pérennité.
  • Se lancer dans une telle initiative relève du même engagement que celui de créer une entreprise et de se marier à la fois. Ainsi le défis pour un groupe fondateur est de trouver un juste équilibre entre habilités techniques (organisation, planning, comptes rendus, rigueur, analyse juridique, plan de financement…) et compétences humaines (écoute, attention, divertissement, empathie…). Les deux étant à la fois intimement liés et profondément différenciées. (source)

La transition écologique dans de nombreux domaines

  1. 3D-printed Homes by ICON | Austin, TEXAS ont créé des maisons imprimées en 3D pour ceux qui en ont le plus besoin.
  2. La Maison TECLA imprimée en 3D à partir d’argile d’origine locale.
  3. Apis Cor a terminé avec succès son projet d’impression de maisons résidentielles en décembre 2016.
  4. TERA ou comment construire notre futur éco-habitat.
  5. Comparaison des tuiles solaire TESLA par rapport aux panneaux solaires.
  6. Les tours d’eau WARKA récupèrent l’eau potable de l’air.
  7. Des arbres fluorescents qui brillent dans le noir pourraient remplacer les lampadaires.
  8. La voiture solaire – Vivez une vie complètement hors du réseau, conduite par le soleil, tout en créant un avenir meilleur pour les gens et la planète.
  9. Et si la route de demain était bien plus qu’une route ?

Apis Cor certificate


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